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Grands dossiers

Horizon santé - point par point !

Pour y voir loin, de plus près !
  1. Les forces de la nature
  2. Environnement
  3. Pesticides ! On en retrouve dans notre assiette
  4. Poids idéal, conditions de santé obligent
  5. Sommeil ! Ne pas résister durant la phase d'endormissement
http://proactivite.org/grands-dossiers.html#
Divers systèmes médicaux alternatifs et traditionnels se fondent sur le « pouvoir guérisseur de la nature ».
Droit d'auteur : Copyright© the College of Family Physicians of Canada
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2515263/

L'article scientifique s'intitule : S'harmoniser. La médecine intégrative est-elle l'avenir de la médecine familiale ?

« Le profil des soins de santé change. Diverses tendances, au cours des dernières décennies, tant dans le monde de la médecine conventionnelle qu’au-delà, modifient la nature des soins de santé et le contexte dans lequel pratiquent les médecins. Les dépenses totales en médicaments augmentent à un rythme alarmant. Nous comprenons davantage l’ampleur des problèmes des effets indésirables des médicaments et des décès qui leur sont associés. Entre-temps, un mouvement de consommateurs, alimenté par l’accès aux renseignements sur la santé dans Internet, a entraîné une hausse considérable de l’intérêt pour la médecine alternative et complémentaire (MAC). Le public dépense de sa poche des sommes considérables en MAC.

La hausse de l’obésité et de ses complications, au cours des 15 dernières années, constitue une autre tendance inquiétante, donnant plus de validité à la conclusion que les plus grandes menaces à la santé de nos jours ne peuvent pas être soignées efficacement avec des médicaments ou la chirurgie seulement. Bon nombre des problèmes rencontrés en soins de première ligne comportent des facteurs sociaux, spirituels et associés au mode de vie. Du côté des dispensateurs, on reconnait de plus en plus le stress des médecins et leur insatisfaction professionnelle comme des problèmes importants à régler pour pouvoir donner des soins optimaux.

Les médecins réagissent de diverses façons à ces changements dans leur milieu de travail. Certains réévaluent leurs priorités et essaient d’atteindre un meilleur équilibre dans leur vie personnelle. D’autres suivent de la formation en interventions alternatives et offrent ces services à leurs patients. D’autres encore se perfectionnent en counseling sur le mode de vie et le bien-être ainsi qu’en promotion de la santé. À l’heure actuelle, par contre, ces changements sont optionnels et mis en œuvre de manière incohérente, et la formation médicale n’y a pas adhéré systématiquement.

Un nouveau mouvement en soins de santé a incorporé ces tendances disparates et cherché à articuler formellement une nouvelle vision de la médecine, une vision qui réagit aux problèmes auxquels nous sommes présentement confrontés et tente de les régler. On désigne communément ce mouvement sous le nom de médecine intégrative (MI). Les premiers manuels ont été rédigés. Un consortium de facultés de médecine a été établi pour transformer les programmes d’enseignement prédoctoraux afin de tenir compte de la vision de la MI; quelque 20% des facultés de médecine américaines et canadiennes en font partie.

Mais qu’est-ce exactement que la MI? Des praticiens dans ce domaine, associés au Programme expérimental de médecine intégrative à l’University of Arizona à Tucson, ont proposé la définition suivante: la médecine intégrative est une médecine axée sur la guérison, qui tient compte de la personne dans son ensemble (corps, esprit et âme), incluant tous les aspects du mode de vie. Elle met l’accent sur la relation thérapeutique et a recours à toutes les thérapies appropriées, tant conventionnelles qu’alternatives.

Une approche mixte

La médecine intégrative cherche à conjuguer les meilleures connaissances de la médecine conventionnelle et alternative, tout en offrant une perspective d’unification pour guider les médecins dans une combinaison éclairée de ces régimes hétérogènes de pensée.

Tout d’abord, la MI est axée sur la guérison. Divers systèmes médicaux alternatifs et traditionnels se fondent sur «le pouvoir guérisseur de la nature». On critique souvent la médecine conventionnelle parce qu’elle «supprime les symptômes» et ne va pas jusqu’aux «causes profondes». La médecine intégrative épouse la notion que le corps a la faculté inhérente de se guérir et tente, dans la mesure du possible, d’éliminer les obstacles à la guérison ou de favoriser le processus de guérison, à l’aide de thérapies suppressives seulement si nécessaires.

En deuxième lieu, la MI est centrée sur la relation. La médecine familiale, avec raison, a articulé un modèle de soins centré sur le patient, remplaçant l’approche traditionnelle davantage centrée sur le médecin. L’aspect relationnel de la MI conserve cette insistance centrée sur le patient tout en reconnaissant explicitement la contribution des médecins à la qualité des soins. La médecine intégrative préconise le bien-être du médecin et l’autoréflexion et cherche à attirer la contribution des médecins qui sont eux-mêmes sur le chemin de la guérison. Un corpus grandissant d’ouvrages scientifiques fait valoir que la crédibilité du médecin en ce qui concerne la promotion du bien-être est d’autant plus grande que le médecin est perçu comme étant personnellement sur «le chemin de la guérison». Autrement dit, la MI propose une composante transformationnelle en plus de l’acquisition du savoir et des habiletés dans la formation médicale.

Troisièmement, la MI tient compte de tous les aspects du mode de vie, notamment l’alimentation, l’activité physique, le stress, le sommeil, la spiritualité et le fonctionnement professionnel. Il y a beaucoup de chevauchements entre cette philosophie et celle déjà enseignée et pratiquée en médecine familiale. Par ailleurs, la MI cherche à renforcer ces aspects avec un enseignement plus approfondi et le perfectionnement d’habiletés spécifiques dans des domaines comme le counseling en nutrition clinique, la prescription de l’activité physique, l’évaluation de la motivation et le déclenchement des changements comportementaux. La médecine intégrative adopte expressément une approche de «prévention et bien-être».

Quatrièmement, la MI a adéquatement recours à toutes les thérapies disponibles, tant conventionnelles qu’alternatives. Dans les ouvrages sur les approches conventionnelles ou alternatives, les avantages des unes sont mis en évidence tandis que les problèmes des autres sont exagérés. La médecine intégrative cherche à reconnaître les contributions essentielles de la médecine conventionnelle et des philosophies et traitements de la MAC, tout en tenant compte des problèmes existant dans les deux approches, par exemple la dépendance excessive à l’endroit des médicaments et de la technologie de la médecine conventionnelle, et le manque fréquent de rigueur scientifique dans la médecine alternative. Heureusement, des données probantes de plus en plus nombreuses aident les médecins à régler des questions comme les recommandations en matière de nutrition, l’efficacité des herbes médicinales et l’utilisation des thérapies de l’esprit et du corps dans certaines circonstances. Beaucoup de ces connaissances se trouvent dans des ouvrages que ne lisent pas les médecins conventionnels et devraient être davantage mises en évidence dans les ouvrages médicaux et programmes d’enseignement généraux.

Stratégie

Des études marquantes par Eisenberg et ses collègues et par Astin, au cours des années 1990, ont documenté la hausse considérable du recours à la MAC et expliqué certaines des raisons motivant les gens à rechercher ces modalités de soins et à en payer les frais. Les utilisateurs de la MAC sont fréquemment mieux éduqués et ont souvent vécu une expérience «transformative». Ils veulent participer davantage à leurs soins, pas nécessairement pour rejeter la médecine conventionnelle mais surtout pour la compléter par une orientation «holistique» de bien-être et des thérapies peut-être moins toxiques. En médecine intégrative, on maintient qu’on réduit les coûts globaux en dépendant moins des médicaments et de la technologie, et en investissant plus de temps avec nos patients pour les renseigner sur les façons de se soigner eux-mêmes pour des problèmes de santé mineurs ou chroniques et cultiver une santé optimale.

Quelle forme un programme d’enseignement influencé par la MI prendrait-il? La formation médicale comprendrait de solides notions de nutrition clinique, d’activités physiques à prescrire, de changement comportemental. Elle porterait sur les façons de travailler avec la spiritualité, la physiologie du stress, les thérapies de l’esprit et du corps, les herbes médicinales et les suppléments. Les étudiants apprendraient aussi à propos des systèmes médicaux alternatifs communément recherchés et convaincants, comme la médecine chinoise traditionnelle, l’homéopathie, l’ostéopathie, la chiropratique, la massothérapie, l’Âyurveda, la naturopathie et la médecine de l’énergie. Les étudiants exploreraient les philosophies sous-jacentes, les approches thérapeutiques ainsi que les forces et les faiblesses de chaque système. On leur expliquerait quand faire les demandes de consultation appropriées, comment choisir des fournisseurs de soins fiables et comment intégrer ces modalités dans le plan de soins global. Enfin, les étudiants seraient encouragés à entreprendre des expériences personnelles en bien-être et en changement comportemental, à être le «patient» d’un praticien de la médecine alternative et à faire de l’exploration spirituelle, et ce, comme composantes de base dans leur formation.

La médecine en est actuellement à une croisée de chemins. Le paradigme prévalent du réductionnisme scientifique est remis en question et ses limites sont de plus en plus reconnues. Si le réductionnisme a produit beaucoup de connaissances utiles au sujet des mécanismes et des traitements des maladies, il ne parvient pas à élucider certains aspects de la guérison où entrent en jeu un grand nombre de facteurs complexes.

Une nouvelle génération de chercheurs élaborent de nouvelles méthodes pour étudier ces dimensions de la santé et de la guérison qui ne sont pas explorées avec les méthodes de recherche actuelles. Par exemple, les études du cardiologue Dean Ornish durant les années 1980, qui examinaient la combinaison d’un régime alimentaire, du soutien d’un groupe et du yoga pour inverser la cardiopathie, ont démontré la puissante synergie en action dans un programme thérapeutique multidimensionnel.

La majorité des médecins connaissent les dangers qui existent quand les patients choisissent à leur gré les modalités conventionnelles et alternatives sans des conseils avisés pour les aider à évaluer les options et à décider d’une combinaison de plans de traitements. La médecine intégrative procure un milieu de soutien où les patients peuvent s’impliquer activement dans la façon de gérer leur santé, explorer comme ils le souhaitent les thérapies alternatives et complémentaires tout en assurant que les traitements conventionnels importants et éprouvés ne sont pas exclus. La médecine familiale est bien placée pour ouvrir la voie aux soins intégratifs. Peser le pour et le contre d’options en concurrence tout en tenant compte des intérêts des patients a toujours fait partie intégrante de la dynamique caractéristique de notre travail.

De la théorie à la pratique

Il reste de nombreuses difficultés à régler. Parmi elles figure la question épineuse des données probantes. Il est souvent sous-entendu - à tort - que tout dans la médecine conventionnelle est fondé sur des données probantes et que tout dans la MAC ne l’est pas. On commence à comprendre de plus en plus que la situation est bien plus complexe. En outre, les méthodes de recherche standard ne conviennent pas à l’obtention de données probantes sur de nombreux traitements alternatifs. Souvent, des personnes qui ont le même diagnostic conventionnel sont traitées différemment dans un système de thérapies alternatives. Les soins individualisés se prêtent mal à une étude scientifique conventionnelle. Il est difficile de standardiser de nombreuses modalités comme la méditation ou de les comparer avec un placebo. C’est pourquoi on expérimente de nouvelles méthodes d’évaluation scientifique des thérapies non médicamenteuses, conçues en fonction des caractéristiques fonctionnelles des thérapies elles-mêmes. Parallèlement, il doit être franchement reconnu que de nombreuses thérapies de la MAC manquent de fondement acceptable et ne doivent pas être recommandées. Les médecins de famille formés en MI seront bien placés pour porter de tels jugements de manière acceptable pour à leurs patients.

Il faut aussi régler les éléments pratiques de la MI, comme l’administration du cabinet. Il faut penser à l’organisation du temps, au personnel et au financement. Il faudra également des changements dans les politiques sur la santé et l’assurance maladie pour tenir compte du profil changeant des soins de santé.

Les changements proposés par la MI, quand elle fera son entrée dans le courant général de la médecine, contribueront grandement à guérir l’inutile sentiment de conflit entre la médecine conventionnelle et complète, tant dans la société que dans l’esprit des patients et des cliniciens. La médecine intégrative porte la promesse de restaurer, pour la médecine, un sens plus complet de sa mission et, pour ses praticiens, un plus grand sentiment de bien-être et de satisfaction professionnelle.»

 


ENVIRONNEMENT

Médecine - La réponse au stress est un facteur important dans le fonctionnement biologique.

Le 15  mai 2007 - Source : El Correo Gallego - rédactrice : Hortense Serre.
Pour en savoir plus : http://www.ebd.csic.es 

L'étude menée par la Station Biologique de Donana (CSIC) montre, pour la première fois, que l'exposition au stress chronique a un impact négatif sur la santé et le bien-être des animaux et des hommes. Julio Blas, chercheur de la station, a expliqué que la réponse au stress est extrêmement importante en terme d'efficacité biologique. Les individus ayant une réponse physiologique forte face à une source de stress vivent moins bien et ont plus de problème à se reproduire. Le stress génère une grande quantité d'hormones tels que la corticostérone et le cortisol. Jusqu'à présent, les conséquences physiologiques étaient inconnues.

L'étude se base sur l'analyse de la sécrétion du glucocorticosteroides, hormones marqueuses de la réponse physiologique à l'effort. Les chercheurs ont étudié pendant cinq ans les bébés de cigognes blanches (Ciconia ciconia). La colonie observée vit dans le Parc National de Donana. Les scientifiques ont effectué un suivi individualisé de la survie et de la reproduction de ces oiseaux. 

CONDITIONS DE SANTÉ OBLIGENT de :

  • Maintenir un poids idéal, l'une des règles d'une bonne hygiène de vie. Un constat. l'obésité s'impose comme un fléau chez le tiers des jeunes et chez près de 60% des adultes. 

Investir pour l'avenir faisant la promotion de saines habitudes de vie, une initiative du Gouvernement Charest et de la Fondation Lucie et André Chagnon. Ils consacreront chacun 20 MILLIONS de dollars pour soutenir des activités diverses susceptibles de renverser la tendance. C'est ce que le ministre de la Santé et des Services Sociaux, Monsieur Philippe Couillard et son collègue le ministre des Finances, Monsieur Michel Audet ont annoncé devant la Presse. Du côté du gouvernement, on apprend que 56 millions de dollars sont déjà alloués aux politiques dans ce domaine.

Le 23 octobre 2006, nous avions de quoi nous réjouir. C'est dans le cadre des Journées annuelles de santé publique, que le Ministre Couillard a annoncé le plan d'action gouvernemental de promotion de saines habitudes de vie et de prévention des problèmes reliés au poids 2006-2012.

Vous pouvez consulter les axes d'interventions prioritaires, pages 17 et suivantes de la publication.

Déjà, nous sommes fiers de contribuer à offrir à la population des ateliers de nutrition offrant des conseils pratiques sur les emplettes, la préparation de plats et les repas pris à l'extérieur.  Le programme Coeur Atout de la Fondation des Maladies du Coeur du Québec est mis de l'avant depuis sept ans déjà. Pour plus de détails ou encore si vous êtes en quête de ressources en matière de contrôle du poids, communiquez avec nous au (450) 682.0228

Finalement, nous aimerions donner une opinion qui reflète vos réflexions sur le sujet. La question que nous posons : Comment pouvons-nous faire différemment ? Allez-y, intervenez

  • Redoubler de vigilance. Les pesticides se retrouvent dans notre assiette.

La Presse titrait dans son édition du samedi 22 novembre 2003 : Attention aux pesticides dans votre assiette. « De tous les légumes cultivés au Québec, c'est la laitue romaine qui, au cours des deux dernières années, a le plus souvent dépassé les normes de teneur en pesticides. Suivent, dans une moindre mesure, les fraises et les framboises. On parle encore de cas d'exception, ce qui ne doit toutefois pas endormir la vigilance des consommateurs : tous les êtres humains de la planète sont désormais exposés aux pesticides, a démontré cette semaine à Montréal une spécialiste du Programme international sur la sécurité chimique. Le danger est particulièrement élevé pour les travailleurs agricoles.»

Voyez en ligne, le rapport de 2003, de la commissaire à l'environnement et au développement durable. Un communiqué du Bureau du vérificateur général du Canada qui titre : La sécurité des pesticides mise en question.

Sur le portail de la Coalition pour les alternatives aux pesticides (CAP), on peut trouver la liste des villes et municipalités qui ont adopté un règlement visant l'interdiction de l'utilisation des pesticides. Aidez à compléter ce répertoire en vérifiant que le Code de gestion des pesticides, adopté par le gouvernement du Québec soit en vigueur dans votre municipalité.

Les effets des pesticides peuvent être insidieux et dévastateurs déclare le docteur Warren Bell, de l'Association canadienne des médecins pour l'environnement (Canadian Association of Physicians for the Environment). 


IMPACTS SUR LA SANTÉ ET L'ENVIRONNEMENT :

Au Canada, le budget de 2007 prévoit un investissement de 4,5 milliards de dollars pour assainir notre air et nos eaux, réduire les gaz à effet de serre, lutter contre les changements climatiques et protéger notre environnement naturel. C'est ce que vous pouvez lire sur un site du gouvernement du Canada >>>

  • sous le titre : Préserver notre environnement et moderniser notre système de soins de santé.
Biocarburants, du nouveau !
Le développement en cours, d'un bioquérosène. Accédez au bulletin électronique du site qui exerce une veille technologique internationale.
  • Carburants

L'expérience de l'essence sans plomb au Canada (1976), nous vous référons à l'étude de Joseph ZAYED sur l'impact de l'ajout de MMT (méthylclopentadiényle manganèse tricarbonyle) sur la santé et l'environnement.

Les actualités technologiques nationales et internationales suivent.... Nous vous invitons à ajouter vos découvertes ou à entrer dans la discussion, sur le Forum.  

Le 29 novembre dernier, nous assistions à une soirée d'information sur les troubles du sommeil organisée par la Ressource ATP de Laval, un groupe de soutien pour personnes anxieuses et phobiques. La présentation fût faite par madame Liette Delorme, infirmière au CLSC du Ruisseau-Papineau à Laval.

Nous y étions pour vous. Madame Delorme a donné son exposé devant une dizaine de personnes, sur les travaux du psychologue Charles Morin qui a écrit "Les ennemis du sommeil". Sept d'entre elles, visiblement épuisées du fait de leur condition insomnieuse, recherchaient réconfort ainsi que des trucs pour dormir.

L'exposé livré par l'animatrice a porté sur la structure du sommeil et ces deux phases : 75% de repos et 25% de rêve. Ce qui est important de retenir : Nous ne devons pas résister quand la phase d'endormissement se fait sentir (autour de 22H00), il nous faut plutôt aller s'étendre pour la nuit.

Nous vous référons à notre section sur le sommeil, sous la rubrique "Conseils santé".

 

 

Questions d'ordre éthique

« Suis-je le gardien de mon frère (de ma soeur) ? » Le partage des informations médicales avec les proches : de la théorie aux pratiques - réflexions. C'était le titre et le sujet de partage des invités de la table ronde animée par le journaliste scientifique Yannick Villedieu, le 21 octobre  2004 aux Belles Soirées de l'Université de Montréal.

Cette grande conférence à laquelle nous avons assistée avait été organisée par l'IREB, soit l'Institut International de recherche en Éthique Biomédicale. Elle nous a permis de voir les droits en faveur des malades, les nouvelles obligations professionnelles et leurs impacts sur la pratique médicale.

Poursuivez la lecture...

Hommages

L'abbé Pierre, cet homme au fort sentiment d'appartenance, n'est plus. Il est décédé à Paris le 22 janvier 2007, à l'âge de 94 ans. Emmaüs et la fondation Abbé Pierre sont orphelines. Nous lui rendons hommage, sur le Forum.

Une motivation de faire plus. Pouvons-nous, nous en inspirer pour modifier les politiques de santé ? Participez à la discussion >>>

Noël, fête de l'amour 

Humanité, humanisme, humanitaire, humain... des mots-clés dont se nourrit notre auteur et chroniqueur Louis Laplante.

     À l'approche de Noël, j'ai parfois ressenti de ces mouvements de sympathie et même de pitié à la vue de certaines images du tiers monde qu'affichent la télé, les revues et autres moyens de communication. Ces scènes suscitent en moi une forte envie de partir sur le champ leur porter secours et leur tendre une main secourable. En même temps, je me dis qu'il y a ici, tout près de moi, de grandes misères, plus facilement accessibles et sur lesquelles je pourrais peut-être agir.

     Dans cette ligne de pensée, une famille que je connais, une famille ordinaire comme tant d'autres, m'a fourni l'exemple parfait qui illustrera mon propos. D'un commun accord ils ont décidé de distribuer un peu de bonheur à des personnes pour qui Noël sera une journée comme les autres c'est-à-dire, sans sourire, sans chaleur, sans cadeau et qui ne comportera au menu que tristesse et larmes plein le coeur et les yeux.

      Toute la famille a convenu que d'ici les fêtes de 2012, chacun des huit adultes contribuera 1,00$ par semaine à une cagnotte commune. Ainsi, à Noël prochain, la rondelette somme de 400,00$ sera disponible pour égayer cette période dont l'opulence est, pour plusieurs, tout simplement insoutenable. Et sur le champ, les premiers huit dollars retentirent au fond de la tirelire acheté expressément à cet effet. Qui plus est, pendant toute une année, ce geste spontané répété hebdomadairement se traduira par un riche bien-être intérieur qui comblera ces coeurs généreux et apaisera quelque peu la misère.

       Assurément, personne au sein de cette famille ne souffrira de ces fameuses difficultés économiques dont font état les médias.

        Au contraire, ce bel élan de générosité collective fera en sorte qu'ils apprécieront davantage leur situation privilégiée. Pour ces bonnes volontés, la période de festivités en sera d'autant plus enjolivée parce que née de l'amour.

        Vous ne croyez pas que de faire quelques pas en direction de l'autre à l'occasion de la nativité, particulièrement vers celui qui n'a rien à se mettre sous la dent, et que la froidure blanche de décembre pour manteau, en plus de faire de vous des semeurs d'amour, vous remplirait d'une spirituelle satisfaction ?

        À chacun, la plus enrichissante fête de l'amour.

Les cadeaux de mon enfance  

      La belle saison n'est plus qu'un lointain souvenir et déjà le froid me frappe. J'en ressens la présence en frissons, j'en suis marqué de gerçures. Décembre est à nos portes avec son cortège féérique de décorations. Les airs traditionnels me plongent bien malgré moi et trop hâtivement à mon goût dans cette atmosphère étourdissante. Je me sens simultanément euphorique comme un enfant et tellement mélancolique ! Comment expliquer, que m'habitent à la fois, ces deux sentiments, alors qu'ils sont aussi opposés l'un à l'autre que le feu et l'eau, que la lumière et la noirceur ? Durant toute ma vie d'adulte, cette période de l'année fut empreinte de ces contraires. Pourquoi mon enfantine euphorie est-elle assombrie par cette oppressante nostalgie qui pince de l'intérieur ? Voilà que cette année, ma réflexion sur cette troublante ambiguïté se fait éclairante. Le Noël de ma petite enfance n'a vraiment rien en commun avec le simulacre commercialisé qu'on me présente aujourd'hui.

        Je me souviens, il y a fort longtemps, je devais être bien sage, dormir très tôt pour ainsi entrer émerveillé dans l'imagerie de Noël. C'était le vingt-quatre décembre. Depuis un bon moment déjà, la maison était imprégnée des bonnes senteurs dont je croyais mes parents seuls dépositaires de leurs magiques secrets. Tourtières, beignes et tartes nourrissaient mon imagination et la torture se prolongeait jusqu'à la fête, la fête des enfants, ma fête. À l'heure du dodo, le sapin brillait encore par son absence. Aucune trace de réjouissance si ce n'est celle des odeurs gourmandes issues tout droit du génie culinaire de maman et papa. Je ne saurais expliquer la chose mais j'avais l'impression d'entendre pleurnicher mon estomac... c'était plutôt des mercis qu'il adressait à ces deux êtres merveilleux que j'aime tant. Je me rappelle aussi ces menaces affectueuses lancées, avec au coin des lèvres, un petit sourire malin à peine dissimulé : « Si tu n'es pas sage... ». Instantanément la maison devenait silencieuse et retrouvait son calme... pas pour bien longtemps cependant.

       J'ai souvenance également de l'émerveillement qui m'envahissait à mon lever lorsque enfin papa se décidait à ouvrir la porte du salon où trônait le sapin, un vrai, qui sentait bon la forêt, avec de la vraie gomme collante et de vraies aiguilles. Pour seules décorations, des lumières, quelques guirlandes brillantes et les glaçons récupérés sur l'arbre de l'année précédente après la fête des rois. Un petit sapin pas tellement fourni, plutôt mal balancé mais c'était le plus beau du monde parce qu'installé pour moi par papa et décoré de son coeur, il avait la brillance de son amour. Je me souviens de mon hésitation à l'approcher comme paralysé de plaisir, épris d'une si grande joie qu'elle me figeait de bonheur.

      Évidemment, les cadeaux n'étaient ni gros ni coûteux et peu nombreux. Des présents à vingt-cinq cents quoi !  J'avais deux soeurs et neuf frères alors... Je me souviens maintenant des visages admiratifs de mes parents contemplant leurs chefs-d'oeuvre, cette marmaille excitée et fébrile. Je les sentais au comble du bonheur car ces petits riens qu'ils nous offraient représentaient d'énormes sacrifices. Ils savouraient l'amour qu'ils se donnaient dans la générosité. Ces petits monstres, centre de leur vie, devenaient en ce beau jour chanté par les anges, une source de joie sans borne et de satisfaction réconfortante. Bien sûr, je me souviens aussi du pèlerinage à la crèche paroissiale. Tout propre dans la pauvreté de mes vêtements, je me considérais choyé en regard de la couche de paille de l'enfant. Mon imagination enfantine voyait alors Bethléem sous la neige... Ce petit enfant, c'était mon Père Noël à moi, c'était lui qui me procurait toute cette joie c'était sa fête. Deux semaines sans école pour célébrer sa naissance; il devait être vraiment très important C'était tout ça mon Noël, mes cadeaux.

      Malheureusement, la grande richesse de ces valeurs n'est plus tellement prise en considération de nos jours. Le petit enfant de l'amour est supplanté par un curieux de gros bonhomme à la grande barbe blanche et affublé d'un bizarre costume rouge qui camoufle un bedonnant au rire tonitruant. Il arrive trop souvent hélas que certains parents croient minimiser les néfastes effets de leur absence en inondant leurs enfants d'une avalanche de cadeaux, fort dispendieux et parfois tout à fait inutiles. Ils négligent alors bien tristement leurs responsabilités et mesurent l'amour qu'ils portent à leurs jeunes à l'importance des sommes consenties dans cette surenchère à la consommation. Jamais les riches emballages et les rubans dorés n'arriveront à combler l'absence imposée à ces petits êtres en mal de présence, d'écoute et d'amour. 

      Aussitôt les fêtes terminées, le simili sapin au parfum irritant des boules à mites retournera en pièces détachées dans son emballage au sigle de Canadian Tire, sous un amoncellement de bricoles étiquetées made in China. L'émerveillement s'est éteint dans les yeux des enfants, la surprise n'ayant plus sa place. Les senteurs n'ont plus rien des fragrances qui émanaient de nos cuisines d'antan. Parfois même, la boustifaille arrive toute préparée des Métro, des Provigo, des IGA ou de certains autres traiteurs. En fait, il ne reste que bien peu des éléments qui faisaient de mon Noël le plus beau et le plus attendu des jours de l'année. À l'époque, tout était en place pour déclencher cette euphorie qui me transportait et me permettait de vivre la féérie de la « Grande Fête de l'Amour.» Quand je regarde ce qu'est devenu mon Noël d'enfant il est bien compréhensible qu'en décembre s'installe en moi une certaine nostalgie. 

      Je crois que le virage qui s'impose est assez simple et très évident. Il me faut tout bonnement retrouver mon âme d'enfant pour qu'à nouveau le merveilleux de mon Noël d'autrefois donne rendez-vous à mon imaginaire et fasse place à cette naïve candeur propre aux tout petits. À la fin de cette journée peinte de merveilleux et de rêve il serai certainement très émouvant je crois de prendre un temps d'arrêt pour contempler et ressentir ce que les angéliques physionomies de nos petits nous racontent dans leur sommeil. Il y a fort à parier que ce geste me mettrait en contact avec la beauté, la pureté, la joie, la reconnaissance, la paix et l'amour. N'est-ce pas suffisant pour me convaincre de renouer avec mon coeur d'enfant ? Ils ont tellement à m'apprendre les petits... de Noël !

      Ainsi, les senteurs seront d'autrefois, le sapin sentira bon la forêt, les cadeaux seront confectionnés d'humain et enrubannés d'amour. Il sera beau mon Noël cette année !

 

Pour que 2012 réunisse tous les éléments de la réussite... Louis Laplante, notre chroniqueur et collaborateur, nous amène à réfléchir sur ce qui nous fera progresser... dans cette recherche de l'être meilleur, auquel nous faisons place avec les résolutions de fin d'année, du Nouvel An.

À propos du Nouvel An...

NOUVEAU, petit mot qui peut amener des attentes multiples et très variées. C'est un mot tout simple utilisé fréquemment et qui est généralement annonciateur soit de surprises, d'évènements marquants ou encore de signes précurseurs du futur etc.

     On parle à l'occasion du vin...nouveau

                                    ou d'un...nouveau-né

                                    ou d'un...nouveau produit miracle

                                    ou d'un...nouveau marié

                                    ou d'un...nouveau concept

                                    ou d'un...nouveau succès, etc.

                                    et nous en sommes à quelques jours seulement de L'AN NOUVEAU

      Il y a fort à parier que chacun, tout comme moi bien entendu, se questionnera et sera tenté d'extrapoler sur ce que nous apportera de nouveau cette autre année qui se pointe le nez. Et les perspicaces Nostradamus que nous sommes consulteront leur boule de cristal. Mais, à quoi bon toutes ces questions, ces inquiétudes et ces analyses autour de l'inconnu. Pourquoi ne pas questionner plutôt l'essentiel "NOUVEAU", le seul en fait sur lequel nous pouvons exercer un certain pouvoir de changement ou d'amélioration.

      Avec l'an nouveau à nos portes, ne croyez-vous pas qu'il pourrait être excitant et GRANDISSANT de déterminer simplement et en toute honnêteté à quoi ressemblerait " l'ÊTRE NOUVEAU " que je me souhaite pour entreprendre cette nouvelle étape? Il fut un temps où l'an nouveau était l'occasion de la prise de grandes résolutions...et à la blague on s'empressait de caricaturer en ajoutant qu'elles étaient faites pour être brisées.

     Je suis tout à fait convaincu que tous, autant que nous sommes, nous avons déjà réalisé une foule de choses formidables et qu'il est très important d'en être fier et d'en ressentir une grande satisfaction. À mon sens, ce n'est pas de l'orgueil; c'est tout simplement être bon juste et honnête envers soi-même. Pourquoi ne pas nous approprier toutes ces réussites et en prendre le crédit qui nous revient? Devant ce constat, il n'y a donc pas lieu d'envisager de nouvelles orientations majeures pas plus qu'il me faudrait démolir ma maison pour simplement en fignoler la décoration intérieure!

      Un questionnement quotidien fort simple mais honnête serait peut-être aidant pour progresser dans cette recherche de l'être meilleur que je me souhaite. Je pourrais me demander régulièrement: " Qu'est-ce que j'ai fait aujourd'hui pour que ce soit un peu plus beau et un peu plus aimant autour de moi? " Point n'est besoin de grandes actions d'éclat. Des sourires, des encouragements, une main tendu, un petit service et voilà, j'ai semé l'espoir qui redonne vie et réanimé l'ambition de s'en sortir.

      Il n'y a sans doute pas de trucs magiques pour embellir une personne et fleurir le monde. Il appartient à chacun d'enjoliver sa propre maison et de poser sa petite pierre dans l'édification d'un monde de paix et d'amour pour en faire une majestueuse cathédrale.

      Bonne et heureuse année et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté !

      Vous vous rappelez sûrement de notre merveilleux chansonnier Raymond Lévesque qui chantait: " QUAND LES HOMMES VIVRONT D'AMOUR..."

Pâques et la luminosité qui marque le renouveau...

Ce matin, ma fenêtre m'appelle. Ma tasse de café encore à la main, je ne peux résister à son attrait. Fasciné, d'un pas léger je vais vers elle. La fine voilure qui s'y balance agite heureuse sa transparence et filtre un aveuglant faisceau lumineux. Ses rayons de vie ont un petit quelque chose de vraiment différent, une pureté annonciatrice de renouveau. Sa luminosité particulièrement impressionnante se fait même quelque peu indiscrète et envahit progressivement l'intimité de ma salle de séjour. Cette lumière « d'autre part » toute nouvelle et apaisante, de son mystère tapisse richement l'atmosphère et ses dorures éblouissantes diffusent un doux éclairage invitant et délicieusement réconfortant. Debout, figé dans cette revigorante clarté d'avril et la figure séduite par d'aussi sensuelles caresses, il me prend une irrésistible envie d'aller bien vite à l'extérieur m'enivrer de ce réveil matinal inhabituel.

Les dernières traces maculées des congères refusent de sonner le glas pour le bonhomme hiver. Bien sûr, ces vestiges fondants déclareront forfait prochainement étant impuissants face à l'assaut intraitable de la nature renaissante. Partout autour le branle-bas annuel de nettoyage va bon train en guise de bienvenue à la nouvelle saison qui revendique vaillamment ses droits. Fraichement toiletté et le torse gonflé d'orgueil, déjà le printemps parade fièrement, vêtu de ses atours remis à neuf. Il salue comme il se doit cette vie toute neuve que dame nature répand avec tant de générosité.

Euphoriques, les gens s'échangent de joyeux sourires pleins de plaisir et dans leurs yeux émerveillés, scintillent des diamants de bonheur. Ils semblent tellement heureux de pouvoir enfin se vêtir plus légèrement. Certains, les plus démonstratifs, étrennent allègrement de colorées « pelures » printanières, question de faire un arrogant pied de nez à l'hiver.

Les premières fleurs, encore bien fragiles et peut-être un peu trop braves, osent déjà ouvrir leurs frissonnantes pétales à l'intimidante fraîcheur de l'aurore. Un peu partout, quelques frileuses brindilles de verdure font leur apparition et nous annoncent que nos rafraichissantes pelouses se feront de plus en plus invitantes. Ainsi s'estomperont bien vite les derniers souvenirs des blanches froidures.

Perdu dans un apaisant silence contemplatif qui m'élève, je me sens soudainement captivé par de curieux petits craquements qui attirent mon attention. En fait, ce sont des bourgeons qui, pour se joindre à la fête, se débarrassent fébrilement de leur écaille encombrante, donnant ainsi naissance à des millions de vies minuscules. Toutes, uniques et différentes, dans une complicité belle à voir, se marieront à la hâte et tisseront savamment une verdoyante ramure qui nous offrira ombre et bien-être la canicule venue.

Le ravissement qu'affiche la physionomie enluminée des passants atteint son paroxysme quand les oiseaux se mettent de la partie. À l'unisson ils nous font cadeau des airs studieusement appris et répétés patiemment au cours de leur interminable retraite hivernale. Pour épater la galerie, les plus aventureux tenteront à l'occasion l'exécution de mélodies plus complexes et parfois trop exigeantes pour leur pauvre petit gosier qui n'est pas encore suffisamment entraîné. Cette géniale harmonie improvisée et parfois bizarre est reçue comme un concerto envoûtant et charme l'oreille de l'auditoire tout à fait boulimique de cette démonstration étourdissante.

Dans un élan de reconnaissance je savoure avec grande émotion toutes ces faveurs gratuites. Je contemple admiratif ce chef-d'oeuvre divin, création inégalée de la puissance supérieure. C'est une véritable fresque aux tonalités célestes, concoctée pour mon plaisir par le grand, l'unique Maestro. Cette résurrection faite de tableaux spectaculaires dessine sur les lèvres des sourires renouvelés et accueillants qui se traduisent par des échanges de souhaits enthousiastes et enjoués. Des éclats spontanés égaient cette fébrile renaissance alors que d'un coeur à l'autre se répercutent de « Joyeuses Pâques » teintées de fraternité et marquées par l'ouverture à l'autre. Des souhaits pascals qui chantent dans la lumière et se transforment en un véritable carillon de bonheur dont l'écho célèbre l'effervescence pascale.

Curieusement Pâques et Printemps ont la même initiale et dans les deux cas ils sont à l'origine du même phénomène de retour à la vie... la résurrection. Au temps de mon enfance parents et éducateurs, à partir bien sûr de leurs croyances religieuses, se sont évertués à me transmettre leur vision de cet épisode de la résurrection. Cependant, ma fantaisie naturelle un peu indisciplinée s'était montée toutes sortes de scénarios sur le sujet et mon imagination débordante qui s'emballe toujours aussi facilement aujourd'hui, s'inventait alors les plus incroyables histoires concernant ce mystérieux passage des saintes écritures.

Il va de soi que nous devons concéder à chacun la liberté de croyances. Mais ma petite logique, qui par ailleurs n'a évidemment rien d'infaillible, me dispose à croire qu'il est pratiquement impossible de nier l'intervention probable d'un super-magicien-metteur-en-scène qui, au fil des saisons, régit de façon magistrale le processus miraculeux de tout ce renouvellement naturel. Quant à son identité, chacun saura trouver la réponse, sa propre vérité en son coeur. Il faut dire que pour moi à cette époque, Pâques prenait d'avantage saveur de chocolat que de linceul même si pour les sucreries, chez-nous c'était plutôt la rareté faute de sous.

Je me souviens fort bien par contre qu'au matin pascal, je devais avoir tout au plus six ou sept ans, en me donnant ma petite ration de friandises comme récompense de fin de carême, maman m'avait dit : « Je sais, c'est très peu, mais d'autres n'ont rien. Si tu le veux bien, ce serait un beau geste de partager avec ton petit voisin ! » Elle avait aussi ajouté : « Joyeuses Pâques! » Puis m'embrassant amoureusement elle me souffla à l'oreille : « Je t'aime mon petit. » Même si toute la nature reprend vie et se fait une beauté, je ne suis pas du tout certain que le monde change et devienne meilleur pour autant. Cependant, par cette suggestion issue de la générosité de son coeur, je peux comprendre aujourd'hui que maman tentait d'amorcer en moi la résurrection d'un monde nouveau, un monde prometteur de lendemains divinisés dans la lumière pascale et enrubanné joliment des notions concrètes de l'amour.

D'ailleurs, n'est-ce pas pour diffuser cet enseignement qu'Il a voulu sa résurrection et qu'Il a effectué son retour à la vie en quittant son tombeau ?

Un peu de chocolat !

Mais pourquoi pas ! Mais surtout, beaucoup d'amour en cette Pâques que je vous souhaite la plus heureuse.

Louis    JOYEUSES PÂQUES


Fête des mères, des mamans, des mamies ; contribution de notre virtuose de l'écriture, Louis Laplante :

À toutes les mères, les mamans et les mamies, pour votre fête, plein de mots d'amour fleuris et parfumés des arômes de notre coeur.

Ces trois expressions mère, maman ou mamie, font référence à ces personnes magnifiques, ces êtres exceptionnels et merveilleux pour qui nous ressentons un attachement viscéral et à qui nous vouons une admiration pratiquement illimitée. Compte tenu de notre personnalité, des différences bien spécifiques qui nous caractérisent et des multiples circonstances qui peuvent nuancer le contexte, ces trois appellations sont éclairantes sur le type de relations entretenues et le genre d'échanges qui les nourrissent. Une mère, chacun le sait pour en avoir une, est celle qui donne la vie. Toute femme peut potentiellement être mère, et c'est une mission sublime qui peut être ornée de tellement de beauté et de grandeur ! Nous pouvons sans aucun doute identifier facilement un très grand nombre d'excellentes raisons qui justifient ce grand respect qu'elles nous inspirent, de même que la reconnaissance de leur prestigieux titre de mère, avec tous les égards, qu'il commande.

Ainsi, le tout jeune enfant, sans être capable encore de parler de sa mère, est de ceux qui lui rendent les plus élogieux hommages. N'avez-vous jamais observé son regard amoureux et ravi alors qu'il se régale gloutonnement de la générosité maternelle ? S'il pouvait parler, je suis certain qu'il dirait : « Je sais très bien que c'est elle Ma maman. J'ai appris à la connaître pendant de longs mois avant même de la voir et je savoure maintenant les enivrants parfums dont me gratifie le velouté de ses câlins.»

Dans le feu de l'action avec les copains de sa classe de troisième, pour paraître plus homme, le petit garçon fera référence à sa mère et non à sa maman, car maman ce n'est plus pour lui, c'est pour les bébés ! Mais sitôt de retour à la maison, si la moindre peine vient bousculer la quiétude de son petit monde, c'est à maman bien sûr qu'il s'adressera suppliant. Il sait parfaitement bien qu'en tout temps il peut compter sur elle car maman comprend tout et trouve toujours une solution...

Ne vous est-il jamais arrivé, même adulte, de penser à votre mère alors que vous viviez une situation éprouvante ? À peu près certain de ne pas me tromper, je parierais que oui. Il m'a été donné un jour de vivre une expérience qui m'a complètement chamboulé et je l'avoue, profondément ému. J'oeuvrais à l'époque comme animateur au centre de détention à sécurité maximum de Sainte-Anne des Plaines. Je donnais des sessions d'art plastique dans le cadre d'un projet de réhabilitation sociale. À la fin d'une de ces activités, un dur de dur déjà condamné à trois vies m'aborde gentiment et même avec une étonnante courtoisie. Il désirait me parler. De quoi ou plutôt de qui ? C'est ça, vous avez deviné juste... de sa mère.

Un peu surpris, j'accède à sa demande. Bientôt ça va être la fête des mères. Je n'ai pas d'argent me dit-il mais tu serais bien fin si tu achetais quelques fleurs et si tu allais les lui offrir pour moi. Tout ce que j'ai fait pour elle dans ma vie, c'est lui faire de la peine, lui faire mal et la faire brailler. Je lui en ai donné des coups de poignard dans le coeur ! Elle ne me croira peut-être pas mais dis-lui quand que je l'aime, que son p'tit gars regrette, qu'il ne l'oublie pas et qu'elle restera toujours sa maman. Je n'ai pu retenir des larmes qui ont accompagné les siennes. J'ai compris alors que même un meurtrier récidiviste se souvient toujours de celle qui lui a fait cadeau de la vie. D'ailleurs, sa dernière heure venue, très souvent le condamné fera appel à l'image de ce bon visage aimant, il demandera assistance à son exceptionnelle générosité et priera l'infinie capacité d'aimer de son coeur. Je suis certain qu'il était sincère.

Le lendemain, en acceptant la modeste gerbe, en douceur et avec une attachante dignité, sa mère s'est confiée et m'a fait comprendre ce qu'est véritablement la grandeur d'âme. En sentant le coloré parfum qu'elle humectait de ses pleurs, elle ouvrait encore une fois son coeur meurtri au pardon. « N'oubliez surtout pas me dit-elle de lui dire que je l'aime et que je l'aimerai toujours. Qu'il n'en doute jamais car je sais qu'il n'est pas si méchant que ça mon gars ! » Timidement, elle s'avança vers moi et, m'ouvrant tout grands ses bras, elle me fit présent d'une chaleureuse accolade en me disant : « Apportez-lui ça de ma part. » Que de tremblantes émotions dans ces instants intimement partagés !  J'ai la conviction qu'il y a quelque chose de surnaturel, de divin même dans cet amour à saveur de démesure qui vibre entre deux âmes souffrantes !

L'amour maternel possèderait-il le pouvoir miraculeux d'émouvoir la froide indifférence des coeurs les plus endurcis ? Il semble bien que sa force soit plus persuasive que toute la répression de l'appareil judiciaire et bien davantage capable d'atteindre le coeur et l'âme.

Comme vous, à l'occasion j'ai observé que pendant la petite enfance, des liens particuliers très forts se tissent entre le poupon et sa mamie, cette grand-maman qui a vécu et pour qui aimer n'a plus de secret. Des liens un peu mystérieux et où les mots sont inutiles. Quand bébé est inconsolable et que les parents démunis s'avouent impuissants, c'est vers mamie que le tout petit tendra les bras. Comme par magie le calme sera bien vite rétabli. Bercé au contact de ce coeur aimant qui bat au même rythme que le sien, le terrible chagrin de notre malheureux petit ange se dissipe presque instantanément. Baigné de chaleur et de sécurité, il jouit dans le plus total abandon de ce berceau amoureux, son refuge de prédilection. Et bientôt, c'est dans un sommeil tout plein de sourires, que notre adorable champion témoignera sa gratitude à l'irremplaçable mamie, Sa mamie. Profitant ravi de ce confort familier et de cette enveloppante douceur ce bel angelot, dans une quiétude apaisante, intègre déjà ses premières leçons d'amour.

Je parierais gros que chacun, nous avons de bien jolies choses qui nous viennent à l'esprit et nous remuent le coeur, simplement en pensant à notre maman. Ce reflet du ciel, que la providence a peint dans nos petits yeux tout neufs quand nous les avons ouverts pour la première fois était là, tout amour, pour nous accueillir en ce monde. L'authenticité de sa magnifique personne, toute empreinte de bonté, d'expérience, de sagesse et de dévouement, sera pour toute notre existence un phare sécurisant qui favorisera notre arrivée à bon port.

À toutes les mères, les mamans et les mamies, la plus merveilleuse fête et notre gratitude pour votre présence, votre coeur et ce que vous êtes.   

Le plus fort c'est mon père... chante Linda Lemay

À peu près tous les enfants du monde ont un jour ou l'autre lancé fièrement ce cri du coeur... « Le PLUS FORT c'est mon père ». Pour l'enfant, il y a dans ces mots, de la fierté, un certain orgueil, de la confiance, de la sécurité, de l'admiration et de l'amour.

J'ai connu un jeune qui fut un jour victime d'une grande cruauté. Pour le « casser » on s'en était  pris publiquement à son père, son « PLUS FORT ». Pour lui, voir son modèle, son idéal, son meilleur, son centre d'attache être diminué, humilié et démoli s'avérait la plus affreuse des punitions. On voulait l'atteindre, lui faire mal. Pour y arriver on avait osé profaner cette image de l'être le plus cher dans sa vie. Rien ne pouvait être plus douloureux. On l'avait poignardé. De cet épisode malheureux restera toujours une profonde et cruelle cicatrice, triste souvenir de la bêtise humaine inconsciente. Mais, contre vents et marées, son père est demeuré et restera toujours le « PLUS FORT » car dans ses yeux amoureux, c'est lui le meilleur, celui qui a place en son coeur, celui qu'il vénère.

Pour l’enfant, quand papa arrive à remettre en état de marche son jouet préféré, son héros devient un faiseur de miracles, un diffuseur de bonheur, un marchand de rêve. Puis, au-delà des mots qui d’ailleurs ne sont vraiment pas nécessaires, avec une éloquente complicité, entre ces deux cœurs se racontent des silences de fierté et la satisfaction, parce que, encore une fois et comme toujours, il avait la solution. Son papa sait tout et fiston se gonfle le torse de cet orgueil légitime que nourri le génie paternel. Le soin apporté à la culture de ce climat de confiance et de sécurité assurera le développement harmonieux des relations père/enfant et engendrera vraisemblablement des succès insoupçonnés dans le futur.

Vous vous souvenez encore avec ravissement j’imagine de ces occasions privilégiées où cet homme merveilleux qu’est votre père entreprit de vous mettre en confiance pour affronter une difficulté a priori insurmontable. Il aurait pu facilement tout faire à votre place. Mais, par ses encouragements, son support et sa conviction que l’effort soutenu engendre le succès, vous avez crié victoire en bout de ligne. Ainsi, graduellement la confiance grandissait, garante d’un avenir prometteur. Et de plus en plus papa, votre idole, votre héros s’imposait comme le « PLUS FORT » à vos yeux.

Les injections répétées de renforcement reçues par l’enfant grâce à la stimulante idéalisation de son modèle sont génératrices d’assurance et renforcissent le sentiment de sécurité qui donne l’audace pour l’aventure nouvelle. Si le risque sème le doute ou la crainte, encore et toujours, le « PLUS FORT », son papa entrera en scène pour calmer les peurs et apaiser la panique, pour rassurer et accompagner jusqu’à l’arrivée à bon port. Je suis persuadé que même devenus adultes il vous est arrivé de rêver à ce doux temps de l’enfance où il faisait bon se tourner vers papa, en quête de sécurité dans la solution d’une problématique. Encore aujourd’hui, en nombre d’occasions, côtoyer notre père nous permet de revivre ce rassurant sentiment de sécurité. Maintenant devenus grands, tout comme l’enfant que nous étions, la réalisation de projets communs avec ce géant de nos vies, nous fait revivre une émotion comblante qui parfois embellit d’émotion les yeux mouillés de notre « PLUS FORT. »

Une admiration parfois démesurée mais tout à fait compréhensible illumine les yeux de tous les âges à la simple référence à cet être unique. Souvent, le tout petit dira le plus sérieusement du monde : « Quand je serai grand, je veux être comme papa. » Pour lui, nul besoin de longues analyses ou de savantes démonstrations, il le sait. C’est son cœur qui lui parle et lui dit : mon papa c’est le « PLUS FORT. »

Le jeune ado n'hésitera pas à plaider la cause de son idole, question de faire savoir clairement à son entourage que c'est vraiment son père le « PLUS FORT. » Il suscite en lui de vifs sentiments de fierté qui s'apparentent à un orgueil quelque peu démesuré, dénué bien sûr d'objectivité et alimenté par une affectueuse relation. Quoi qu'il arrive, la question ne se pose même pas, il sera toujours son « PLUS FORT. »

Maintenant adulte, une filiale complicité s'installe, les silences sont éloquents et les regards parlent. Les vécus se rapprochant, d'une part c'est le constat de l'oeuvre réussie qui comble de plaisir et d'autre part, c'est l'espoir d'une réussite éclatante à l'image du modèle qui fait jubiler d'admiration. Les deux générations se vouent cette admiration dans le plus grand respect, mais toujours, papa, le modèle, l'idéal reste le même et demeurera le « PLUS FORT.» Des arômes de reconnaissance et de générosité parfument alors la complicité père/enfant. 

Pour chacun de nous et toujours, comme l'exprime la chanson, le « PLUS FORT » c'est mon père. Dans les yeux du tout petit papa inspire une confiance aveugle. Dans les yeux du jeune turbulent un peu frondeur, on détecte une fierté manifeste en regard des faits et gestes de son père. Quand aux regards respectueux et admiratifs des plus grands, ils chantent sans réserve une affectueuse louange aux incalculables mérites qu'ils reconnaissent à cet être unique et exceptionnel. Dans tous les cas s'impose une constante. Ce phénomène, toujours capable de plus, cadeau inestimable du ciel, chanté et reconnu comme le « PLUS FORT » provoque unanimement un très sincère et exaltant sentiment, il donne naissance à l'AMOUR.  

Mon père c'est le « PLUS FORT » dit la chanson et ces mots très significatifs traduisent quant à moi des sentiments personnels très émouvants qui illustrent la grandeur de ce personnage, ce père, ce papa, cet ami, le plus important et omniprésent des complices trop tôt disparu. Si hélas il nous a déjà donné rendez-vous en ce lointain ailleurs, pourra-t'il ce jour m'entendre proclamer amoureusement... c'est toi... le « PLUS FORT.»  BONNE FÊTE PAPA.

 

 

Administration


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