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#1 27-09-2013 08:03:38

admin
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Les mots pour le dire

Vis comme si tu devais mourir demain et apprends comme si tu devais vivre toujours. ~ Gandhi

The greatest glory in living lies not in never falling, but in rising every time we fall. ~ Nelson Mandela

« En faisant le nécessaire, puis le possible, on arrive à réaliser l’impossible. » ~ Danièle Henkel

Recueil : "L'Amour la poésie" 
Nos yeux se renvoient la lumière
Et la lumière le silence
À ne plus se reconnaître
À survivre à l’absence.  ~ Paul ÉLUARD

Amoureusement ~ Colette Bonnet-Seigue
J’ai envie de garder le soleil qui paresse
Et d’étirer l’été de mon jardin secret,
Envie d’offrir en jets son trop plein de tendresse,
Sur le quai de ton corps aujourd’hui amarré.

Tu me ferais l’amour à baisers déployés
Dans le petit sous-bois où l’on troussait chemise.
Tu ôterais d’un trait cette robe d’été
Que je portais ce jour, première fois soumise.

Caresse- là mon cœur, de mots d’amour divins
Il a bosses et creux aux traces de ripailles.
Il a le temps qui fuit à en mourir demain
Et les coups acérés de tonnantes mitrailles !

J’ai envie de garder nos transes impatientes
En ciel de lit ambré au sommeil de l’hiver.
Reste encore ce soir, c’est la nuit qui nous chante
Au soleil des étés, des rêves à l’envers.

Dans l’anse de tes bras, le temps n’a plus sa place,
Au goût de leur douceur, je savoure l’instant.
Ce soir, j’ai l’âme feule et le cœur en préface,
Dégrafe-moi le corps et ses soupirs d’antan.

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#2 26-04-2014 14:31:45

admin
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Re: Les mots pour le dire

Pâques et la luminosité qui marque le renouveau...

Ce matin, ma fenêtre m'appelle. Ma tasse de café encore à la main, je ne peux résister à son attrait. Fasciné, d'un pas léger je vais vers elle. La fine voilure qui s'y balance agite heureuse sa transparence et filtre un aveuglant faisceau lumineux. Ses rayons de vie ont un petit quelque chose de vraiment différent, une pureté annonciatrice de renouveau. Sa luminosité particulièrement impressionnante se fait même quelque peu indiscrète et envahit progressivement l'intimité de ma salle de séjour. Cette lumière « d'autre part » toute nouvelle et apaisante, de son mystère tapisse richement l'atmosphère et ses dorures éblouissantes diffusent un doux éclairage invitant et délicieusement réconfortant. Debout, figé dans cette revigorante clarté d'avril et la figure séduite par d'aussi sensuelles caresses, il me prend une irrésistible envie d'aller bien vite à l'extérieur m'enivrer de ce réveil matinal inhabituel.

Les dernières traces maculées des congères refusent de sonner le glas pour le bonhomme hiver. Bien sûr, ces vestiges fondants déclareront forfait prochainement étant impuissants face à l'assaut intraitable de la nature renaissante. Partout autour le branle-bas annuel de nettoyage va bon train en guise de bienvenue à la nouvelle saison qui revendique vaillamment ses droits. Fraichement toiletté et le torse gonflé d'orgueil, déjà le printemps parade fièrement, vêtu de ses atours remis à neuf. Il salue comme il se doit cette vie toute neuve que dame nature répand avec tant de générosité.

Euphoriques, les gens s'échangent de joyeux sourires pleins de plaisir et dans leurs yeux émerveillés, scintillent des diamants de bonheur. Ils semblent tellement heureux de pouvoir enfin se vêtir plus légèrement. Certains, les plus démonstratifs, étrennent allègrement de colorées « pelures » printanières, question de faire un arrogant pied de nez à l'hiver.

Les premières fleurs, encore bien fragiles et peut-être un peu trop braves, osent déjà ouvrir leurs frissonnantes pétales à l'intimidante fraîcheur de l'aurore. Un peu partout, quelques frileuses brindilles de verdure font leur apparition et nous annoncent que nos rafraichissantes pelouses se feront de plus en plus invitantes. Ainsi s'estomperont bien vite les derniers souvenirs des blanches froidures.

Perdu dans un apaisant silence contemplatif qui m'élève, je me sens soudainement captivé par de curieux petits craquements qui attirent mon attention. En fait, ce sont des bourgeons qui, pour se joindre à la fête, se débarrassent fébrilement de leur écaille encombrante, donnant ainsi naissance à des millions de vies minuscules. Toutes, uniques et différentes, dans une complicité belle à voir, se marieront à la hâte et tisseront savamment une verdoyante ramure qui nous offrira ombre et bien-être la canicule venue.

Le ravissement qu'affiche la physionomie enluminée des passants atteint son paroxysme quand les oiseaux se mettent de la partie. À l'unisson ils nous font cadeau des airs studieusement appris et répétés patiemment au cours de leur interminable retraite hivernale. Pour épater la galerie, les plus aventureux tenteront à l'occasion l'exécution de mélodies plus complexes et parfois trop exigeantes pour leur pauvre petit gosier qui n'est pas encore suffisamment entraîné. Cette géniale harmonie improvisée et parfois bizarre est reçue comme un concerto envoûtant et charme l'oreille de l'auditoire tout à fait boulimique de cette démonstration étourdissante.

Dans un élan de reconnaissance je savoure avec grande émotion toutes ces faveurs gratuites. Je contemple admiratif ce chef-d'oeuvre divin, création inégalée de la puissance supérieure. C'est une véritable fresque aux tonalités célestes, concoctée pour mon plaisir par le grand, l'unique Maestro. Cette résurrection faite de tableaux spectaculaires dessine sur les lèvres des sourires renouvelés et accueillants qui se traduisent par des échanges de souhaits enthousiastes et enjoués. Des éclats spontanés égaient cette fébrile renaissance alors que d'un coeur à l'autre se répercutent de « Joyeuses Pâques » teintées de fraternité et marquées par l'ouverture à l'autre. Des souhaits pascals qui chantent dans la lumière et se transforment en un véritable carillon de bonheur dont l'écho célèbre l'effervescence pascale.

Curieusement Pâques et Printemps ont la même initiale et dans les deux cas ils sont à l'origine du même phénomène de retour à la vie... la résurrection. Au temps de mon enfance parents et éducateurs, à partir bien sûr de leurs croyances religieuses, se sont évertués à me transmettre leur vision de cet épisode de la résurrection. Cependant, ma fantaisie naturelle un peu indisciplinée s'était montée toutes sortes de scénarios sur le sujet et mon imagination débordante qui s'emballe toujours aussi facilement aujourd'hui, s'inventait alors les plus incroyables histoires concernant ce mystérieux passage des saintes écritures.

Il va de soi que nous devons concéder à chacun la liberté de croyances. Mais ma petite logique, qui par ailleurs n'a évidemment rien d'infaillible, me dispose à croire qu'il est pratiquement impossible de nier l'intervention probable d'un super-magicien-metteur-en-scène qui, au fil des saisons, régit de façon magistrale le processus miraculeux de tout ce renouvellement naturel. Quant à son identité, chacun saura trouver la réponse, sa propre vérité en son coeur. Il faut dire que pour moi à cette époque, Pâques prenait d'avantage saveur de chocolat que de linceul même si pour les sucreries, chez-nous c'était plutôt la rareté faute de sous.

Je me souviens fort bien par contre qu'au matin pascal, je devais avoir tout au plus six ou sept ans, en me donnant ma petite ration de friandises comme récompense de fin de carême, maman m'avait dit : « Je sais, c'est très peu, mais d'autres n'ont rien. Si tu le veux bien, ce serait un beau geste de partager avec ton petit voisin ! » Elle avait aussi ajouté : « Joyeuses Pâques! » Puis m'embrassant amoureusement elle me souffla à l'oreille : « Je t'aime mon petit. » Même si toute la nature reprend vie et se fait une beauté, je ne suis pas du tout certain que le monde change et devienne meilleur pour autant. Cependant, par cette suggestion issue de la générosité de son coeur, je peux comprendre aujourd'hui que maman tentait d'amorcer en moi la résurrection d'un monde nouveau, un monde prometteur de lendemains divinisés dans la lumière pascale et enrubanné joliment des notions concrètes de l'amour.

D'ailleurs, n'est-ce pas pour diffuser cet enseignement qu'Il a voulu sa résurrection et qu'Il a effectué son retour à la vie en quittant son tombeau ?

Un peu de chocolat !

Mais pourquoi pas ! Mais surtout, beaucoup d'amour en cette Pâques que je vous souhaite la plus heureuse.

Louis Laplante    JOYEUSES PÂQUES
Avril

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#3 26-04-2014 14:37:22

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Re: Les mots pour le dire

Les mots pour le dire ... Fête des mères, des mamans, des mamies ; contribution de notre virtuose de l'écriture, Louis Laplante :

À toutes les mères, les mamans et les mamies, pour votre fête, plein de mots d'amour fleuris et parfumés des arômes de notre coeur.

Ces trois expressions mère, maman ou mamie, font référence à ces personnes magnifiques, ces êtres exceptionnels et merveilleux pour qui nous ressentons un attachement viscéral et à qui nous vouons une admiration pratiquement illimitée. Compte tenu de notre personnalité, des différences bien spécifiques qui nous caractérisent et des multiples circonstances qui peuvent nuancer le contexte, ces trois appellations sont éclairantes sur le type de relations entretenues et le genre d'échanges qui les nourrissent. Une mère, chacun le sait pour en avoir une, est celle qui donne la vie. Toute femme peut potentiellement être mère, et c'est une mission sublime qui peut être ornée de tellement de beauté et de grandeur ! Nous pouvons sans aucun doute identifier facilement un très grand nombre d'excellentes raisons qui justifient ce grand respect qu'elles nous inspirent, de même que la reconnaissance de leur prestigieux titre de mère, avec tous les égards, qu'il commande.

Ainsi, le tout jeune enfant, sans être capable encore de parler de sa mère, est de ceux qui lui rendent les plus élogieux hommages. N'avez-vous jamais observé son regard amoureux et ravi alors qu'il se régale gloutonnement de la générosité maternelle ? S'il pouvait parler, je suis certain qu'il dirait : « Je sais très bien que c'est elle Ma maman. J'ai appris à la connaître pendant de longs mois avant même de la voir et je savoure maintenant les enivrants parfums dont me gratifie le velouté de ses câlins.»

Dans le feu de l'action avec les copains de sa classe de troisième, pour paraître plus homme, le petit garçon fera référence à sa mère et non à sa maman, car maman ce n'est plus pour lui, c'est pour les bébés ! Mais sitôt de retour à la maison, si la moindre peine vient bousculer la quiétude de son petit monde, c'est à maman bien sûr qu'il s'adressera suppliant. Il sait parfaitement bien qu'en tout temps il peut compter sur elle car maman comprend tout et trouve toujours une solution...

Ne vous est-il jamais arrivé, même adulte, de penser à votre mère alors que vous viviez une situation éprouvante ? À peu près certain de ne pas me tromper, je parierais que oui. Il m'a été donné un jour de vivre une expérience qui m'a complètement chamboulé et je l'avoue, profondément ému. J'oeuvrais à l'époque comme animateur au centre de détention à sécurité maximum de Sainte-Anne des Plaines. Je donnais des sessions d'art plastique dans le cadre d'un projet de réhabilitation sociale. À la fin d'une de ces activités, un dur de dur déjà condamné à trois vies m'aborde gentiment et même avec une étonnante courtoisie. Il désirait me parler. De quoi ou plutôt de qui ? C'est ça, vous avez deviné juste... de sa mère.

Un peu surpris, j'accède à sa demande. Bientôt ça va être la fête des mères. Je n'ai pas d'argent me dit-il mais tu serais bien fin si tu achetais quelques fleurs et si tu allais les lui offrir pour moi. Tout ce que j'ai fait pour elle dans ma vie, c'est lui faire de la peine, lui faire mal et la faire brailler. Je lui en ai donné des coups de poignard dans le coeur ! Elle ne me croira peut-être pas mais dis-lui quand que je l'aime, que son p'tit gars regrette, qu'il ne l'oublie pas et qu'elle restera toujours sa maman. Je n'ai pu retenir des larmes qui ont accompagné les siennes. J'ai compris alors que même un meurtrier récidiviste se souvient toujours de celle qui lui a fait cadeau de la vie. D'ailleurs, sa dernière heure venue, très souvent le condamné fera appel à l'image de ce bon visage aimant, il demandera assistance à son exceptionnelle générosité et priera l'infinie capacité d'aimer de son coeur. Je suis certain qu'il était sincère.
Le lendemain, en acceptant la modeste gerbe, en douceur et avec une attachante dignité, sa mère s'est confiée et m'a fait comprendre ce qu'est véritablement la grandeur d'âme. En sentant le coloré parfum qu'elle humectait de ses pleurs, elle ouvrait encore une fois son coeur meurtri au pardon. « N'oubliez surtout pas me dit-elle de lui dire que je l'aime et que je l'aimerai toujours. Qu'il n'en doute jamais car je sais qu'il n'est pas si méchant que ça mon gars ! » Timidement, elle s'avança vers moi et, m'ouvrant tout grands ses bras, elle me fit présent d'une chaleureuse accolade en me disant : « Apportez-lui ça de ma part. » Que de tremblantes émotions dans ces instants intimement partagés !  J'ai la conviction qu'il y a quelque chose de surnaturel, de divin même dans cet amour à saveur de démesure qui vibre entre deux âmes souffrantes !

L'amour maternel possèderait-il le pouvoir miraculeux d'émouvoir la froide indifférence des coeurs les plus endurcis ? Il semble bien que sa force soit plus persuasive que toute la répression de l'appareil judiciaire et bien davantage capable d'atteindre le coeur et l'âme.

Comme vous, à l'occasion j'ai observé que pendant la petite enfance, des liens particuliers très forts se tissent entre le poupon et sa mamie, cette grand-maman qui a vécu et pour qui aimer n'a plus de secret. Des liens un peu mystérieux et où les mots sont inutiles. Quand bébé est inconsolable et que les parents démunis s'avouent impuissants, c'est vers mamie que le tout petit tendra les bras. Comme par magie le calme sera bien vite rétabli. Bercé au contact de ce coeur aimant qui bat au même rythme que le sien, le terrible chagrin de notre malheureux petit ange se dissipe presque instantanément. Baigné de chaleur et de sécurité, il jouit dans le plus total abandon de ce berceau amoureux, son refuge de prédilection. Et bientôt, c'est dans un sommeil tout plein de sourires, que notre adorable champion témoignera sa gratitude à l'irremplaçable mamie, Sa mamie. Profitant ravi de ce confort familier et de cette enveloppante douceur ce bel angelot, dans une quiétude apaisante, intègre déjà ses premières leçons d'amour.
Je parierais gros que chacun, nous avons de bien jolies choses qui nous viennent à l'esprit et nous remuent le coeur, simplement en pensant à notre maman. Ce reflet du ciel, que la providence a peint dans nos petits yeux tout neufs quand nous les avons ouverts pour la première fois était là, tout amour, pour nous accueillir en ce monde. L'authenticité de sa magnifique personne, toute empreinte de bonté, d'expérience, de sagesse et de dévouement, sera pour toute notre existence un phare sécurisant qui favorisera notre arrivée à bon port.

À toutes les mères, les mamans et les mamies, la plus merveilleuse fête et notre gratitude pour votre présence, votre coeur et ce que vous êtes.

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#4 26-04-2014 17:24:13

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Re: Les mots pour le dire

Le plus fort c'est mon père... chante Linda Lemay http://www.youtube.com/watch?v=zrXsHDO2DOE et  cette vidéo tellement touchante : L'histoire inspirante et extraordinaire de Derek Relmond http://www.dailymotion.com/video/xiz1vj … _lifestyle

À peu près tous les enfants du monde ont un jour ou l'autre lancé fièrement ce cri du coeur... « Le PLUS FORT c'est mon père ». Pour l'enfant, il y a dans ces mots, de la fierté, un certain orgueil, de la confiance, de la sécurité, de l'admiration et de l'amour.

J'ai connu un jeune qui fut un jour victime d'une grande cruauté. Pour le « casser » on s'en était  pris publiquement à son père, son « PLUS FORT ». Pour lui, voir son modèle, son idéal, son meilleur, son centre d'attache être diminué, humilié et démoli s'avérait la plus affreuse des punitions. On voulait l'atteindre, lui faire mal. Pour y arriver on avait osé profaner cette image de l'être le plus cher dans sa vie. Rien ne pouvait être plus douloureux. On l'avait poignardé. De cet épisode malheureux restera toujours une profonde et cruelle cicatrice, triste souvenir de la bêtise humaine inconsciente. Mais, contre vents et marées, son père est demeuré et restera toujours le « PLUS FORT » car dans ses yeux amoureux, c'est lui le meilleur, celui qui a place en son coeur, celui qu'il vénère.

Pour l’enfant, quand papa arrive à remettre en état de marche son jouet préféré, son héros devient un faiseur de miracles, un diffuseur de bonheur, un marchand de rêve. Puis, au-delà des mots qui d’ailleurs ne sont vraiment pas nécessaires, avec une éloquente complicité, entre ces deux cœurs se racontent des silences de fierté et la satisfaction, parce que, encore une fois et comme toujours, il avait la solution. Son papa sait tout et fiston se gonfle le torse de cet orgueil légitime que nourri le génie paternel. Le soin apporté à la culture de ce climat de confiance et de sécurité assurera le développement harmonieux des relations père/enfant et engendrera vraisemblablement des succès insoupçonnés dans le futur.

Vous vous souvenez encore avec ravissement j’imagine de ces occasions privilégiées où cet homme merveilleux qu’est votre père entreprit de vous mettre en confiance pour affronter une difficulté a priori insurmontable. Il aurait pu facilement tout faire à votre place. Mais, par ses encouragements, son support et sa conviction que l’effort soutenu engendre le succès, vous avez crié victoire en bout de ligne. Ainsi, graduellement la confiance grandissait, garante d’un avenir prometteur. Et de plus en plus papa, votre idole, votre héros s’imposait comme le « PLUS FORT » à vos yeux.

Les injections répétées de renforcement reçues par l’enfant grâce à la stimulante idéalisation de son modèle sont génératrices d’assurance et renforcissent le sentiment de sécurité qui donne l’audace pour l’aventure nouvelle. Si le risque sème le doute ou la crainte, encore et toujours, le « PLUS FORT », son papa entrera en scène pour calmer les peurs et apaiser la panique, pour rassurer et accompagner jusqu’à l’arrivée à bon port. Je suis persuadé que même devenus adultes il vous est arrivé de rêver à ce doux temps de l’enfance où il faisait bon se tourner vers papa, en quête de sécurité dans la solution d’une problématique. Encore aujourd’hui, en nombre d’occasions, côtoyer notre père nous permet de revivre ce rassurant sentiment de sécurité. Maintenant devenus grands, tout comme l’enfant que nous étions, la réalisation de projets communs avec ce géant de nos vies, nous fait revivre une émotion comblante qui parfois embellit d’émotion les yeux mouillés de notre « PLUS FORT. »

Une admiration parfois démesurée mais tout à fait compréhensible illumine les yeux de tous les âges à la simple référence à cet être unique. Souvent, le tout petit dira le plus sérieusement du monde : « Quand je serai grand, je veux être comme papa. » Pour lui, nul besoin de longues analyses ou de savantes démonstrations, il le sait. C’est son cœur qui lui parle et lui dit : mon papa c’est le « PLUS FORT. »

Le jeune ado n'hésitera pas à plaider la cause de son idole, question de faire savoir clairement à son entourage que c'est vraiment son père le « PLUS FORT. » Il suscite en lui de vifs sentiments de fierté qui s'apparentent à un orgueil quelque peu démesuré, dénué bien sûr d'objectivité et alimenté par une affectueuse relation. Quoi qu'il arrive, la question ne se pose même pas, il sera toujours son « PLUS FORT. »

Maintenant adulte, une filiale complicité s'installe, les silences sont éloquents et les regards parlent. Les vécus se rapprochant, d'une part c'est le constat de l'oeuvre réussie qui comble de plaisir et d'autre part, c'est l'espoir d'une réussite éclatante à l'image du modèle qui fait jubiler d'admiration. Les deux générations se vouent cette admiration dans le plus grand respect, mais toujours, papa, le modèle, l'idéal reste le même et demeurera le « PLUS FORT.» Des arômes de reconnaissance et de générosité parfument alors la complicité père/enfant.

Pour chacun de nous et toujours, comme l'exprime la chanson, le « PLUS FORT » c'est mon père. Dans les yeux du tout petit papa inspire une confiance aveugle. Dans les yeux du jeune turbulent un peu frondeur, on détecte une fierté manifeste en regard des faits et gestes de son père. Quand aux regards respectueux et admiratifs des plus grands, ils chantent sans réserve une affectueuse louange aux incalculables mérites qu'ils reconnaissent à cet être unique et exceptionnel. Dans tous les cas s'impose une constante. Ce phénomène, toujours capable de plus, cadeau inestimable du ciel, chanté et reconnu comme le « PLUS FORT » provoque unanimement un très sincère et exaltant sentiment, il donne naissance à l'AMOUR. 

Mon père c'est le « PLUS FORT » dit la chanson et ces mots très significatifs traduisent quant à moi des sentiments personnels très émouvants qui illustrent la grandeur de ce personnage, ce père, ce papa, cet ami, le plus important et omniprésent des complices trop tôt disparu. Si hélas il nous a déjà donné rendez-vous en ce lointain ailleurs, pourra-t-il ce jour m'entendre proclamer amoureusement... c'est toi... le « PLUS FORT.»  BONNE FÊTE PAPA.

Louis Laplante, collaborateur aux projets de Nicole Goulet "ACTIFS et PROACTIVITÉ"
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#5 26-04-2014 17:27:56

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Re: Les mots pour le dire

NOËL, FÊTE DE L'AMOUR
 
Humanité, humanisme, humanitaire, humain... des mots-clés dont se nourrit notre auteur et chroniqueur Louis Laplante.

     À l'approche de Noël, j'ai parfois ressenti de ces mouvements de sympathie et même de pitié à la vue de certaines images du tiers monde qu'affichent la télé, les revues et autres moyens de communication. Ces scènes suscitent en moi une forte envie de partir sur le champ leur porter secours et leur tendre une main secourable. En même temps, je me dis qu'il y a ici, tout près de moi, de grandes misères, plus facilement accessibles et sur lesquelles je pourrais peut-être agir.

     Dans cette ligne de pensée, une famille que je connais, une famille ordinaire comme tant d'autres, m'a fourni l'exemple parfait qui illustrera mon propos. D'un commun accord ils ont décidé de distribuer un peu de bonheur à des personnes pour qui Noël sera une journée comme les autres c'est-à-dire, sans sourire, sans chaleur, sans cadeau et qui ne comportera au menu que tristesse et larmes plein le coeur et les yeux.

      Toute la famille a convenu que d'ici les fêtes de 2012, chacun des huit adultes contribuera 1,00$ par semaine à une cagnotte commune. Ainsi, à Noël prochain, la rondelette somme de 400,00$ sera disponible pour égayer cette période dont l'opulence est, pour plusieurs, tout simplement insoutenable. Et sur le champ, les premiers huit dollars retentirent au fond de la tirelire acheté expressément à cet effet. Qui plus est, pendant toute une année, ce geste spontané répété hebdomadairement se traduira par un riche bien-être intérieur qui comblera ces coeurs généreux et apaisera quelque peu la misère.

       Assurément, personne au sein de cette famille ne souffrira de ces fameuses difficultés économiques dont font état les médias.

        Au contraire, ce bel élan de générosité collective fera en sorte qu'ils apprécieront davantage leur situation privilégiée. Pour ces bonnes volontés, la période de festivités en sera d'autant plus enjolivée parce que née de l'amour.

        Vous ne croyez pas que de faire quelques pas en direction de l'autre à l'occasion de la nativité, particulièrement vers celui qui n'a rien à se mettre sous la dent, et que la froidure blanche de décembre pour manteau, en plus de faire de vous des semeurs d'amour, vous remplirait d'une spirituelle satisfaction ?

        À chacun, la plus enrichissante fête de l'amour.


LES CADEAUX DE MON ENFANCE   

      La belle saison n'est plus qu'un lointain souvenir et déjà le froid me frappe. J'en ressens la présence en frissons, j'en suis marqué de gerçures. Décembre est à nos portes avec son cortège féérique de décorations. Les airs traditionnels me plongent bien malgré moi et trop hâtivement à mon goût dans cette atmosphère étourdissante. Je me sens simultanément euphorique comme un enfant et tellement mélancolique ! Comment expliquer, que m'habitent à la fois, ces deux sentiments, alors qu'ils sont aussi opposés l'un à l'autre que le feu et l'eau, que la lumière et la noirceur ? Durant toute ma vie d'adulte, cette période de l'année fut empreinte de ces contraires. Pourquoi mon enfantine euphorie est-elle assombrie par cette oppressante nostalgie qui pince de l'intérieur ? Voilà que cette année, ma réflexion sur cette troublante ambiguïté se fait éclairante. Le Noël de ma petite enfance n'a vraiment rien en commun avec le simulacre commercialisé qu'on me présente aujourd'hui.

        Je me souviens, il y a fort longtemps, je devais être bien sage, dormir très tôt pour ainsi entrer émerveillé dans l'imagerie de Noël. C'était le vingt-quatre décembre. Depuis un bon moment déjà, la maison était imprégnée des bonnes senteurs dont je croyais mes parents seuls dépositaires de leurs magiques secrets. Tourtières, beignes et tartes nourrissaient mon imagination et la torture se prolongeait jusqu'à la fête, la fête des enfants, ma fête. À l'heure du dodo, le sapin brillait encore par son absence. Aucune trace de réjouissance si ce n'est celle des odeurs gourmandes issues tout droit du génie culinaire de maman et papa. Je ne saurais expliquer la chose mais j'avais l'impression d'entendre pleurnicher mon estomac... c'était plutôt des mercis qu'il adressait à ces deux êtres merveilleux que j'aime tant. Je me rappelle aussi ces menaces affectueuses lancées, avec au coin des lèvres, un petit sourire malin à peine dissimulé : « Si tu n'es pas sage... ». Instantanément la maison devenait silencieuse et retrouvait son calme... pas pour bien longtemps cependant.

       J'ai souvenance également de l'émerveillement qui m'envahissait à mon lever lorsque enfin papa se décidait à ouvrir la porte du salon où trônait le sapin, un vrai, qui sentait bon la forêt, avec de la vraie gomme collante et de vraies aiguilles. Pour seules décorations, des lumières, quelques guirlandes brillantes et les glaçons récupérés sur l'arbre de l'année précédente après la fête des rois. Un petit sapin pas tellement fourni, plutôt mal balancé mais c'était le plus beau du monde parce qu'installé pour moi par papa et décoré de son coeur, il avait la brillance de son amour. Je me souviens de mon hésitation à l'approcher comme paralysé de plaisir, épris d'une si grande joie qu'elle me figeait de bonheur.

      Évidemment, les cadeaux n'étaient ni gros ni coûteux et peu nombreux. Des présents à vingt-cinq cents quoi !  J'avais deux soeurs et neuf frères alors... Je me souviens maintenant des visages admiratifs de mes parents contemplant leurs chefs-d'oeuvre, cette marmaille excitée et fébrile. Je les sentais au comble du bonheur car ces petits riens qu'ils nous offraient représentaient d'énormes sacrifices. Ils savouraient l'amour qu'ils se donnaient dans la générosité. Ces petits monstres, centre de leur vie, devenaient en ce beau jour chanté par les anges, une source de joie sans borne et de satisfaction réconfortante. Bien sûr, je me souviens aussi du pèlerinage à la crèche paroissiale. Tout propre dans la pauvreté de mes vêtements, je me considérais choyé en regard de la couche de paille de l'enfant. Mon imagination enfantine voyait alors Bethléem sous la neige... Ce petit enfant, c'était mon Père Noël à moi, c'était lui qui me procurait toute cette joie c'était sa fête. Deux semaines sans école pour célébrer sa naissance; il devait être vraiment très important C'était tout ça mon Noël, mes cadeaux.

      Malheureusement, la grande richesse de ces valeurs n'est plus tellement prise en considération de nos jours. Le petit enfant de l'amour est supplanté par un curieux de gros bonhomme à la grande barbe blanche et affublé d'un bizarre costume rouge qui camoufle un bedonnant au rire tonitruant. Il arrive trop souvent hélas que certains parents croient minimiser les néfastes effets de leur absence en inondant leurs enfants d'une avalanche de cadeaux, fort dispendieux et parfois tout à fait inutiles. Ils négligent alors bien tristement leurs responsabilités et mesurent l'amour qu'ils portent à leurs jeunes à l'importance des sommes consenties dans cette surenchère à la consommation. Jamais les riches emballages et les rubans dorés n'arriveront à combler l'absence imposée à ces petits êtres en mal de présence, d'écoute et d'amour. 

      Aussitôt les fêtes terminées, le simili sapin au parfum irritant des boules à mites retournera en pièces détachées dans son emballage au sigle de Canadian Tire, sous un amoncellement de bricoles étiquetées made in China. L'émerveillement s'est éteint dans les yeux des enfants, la surprise n'ayant plus sa place. Les senteurs n'ont plus rien des fragrances qui émanaient de nos cuisines d'antan. Parfois même, la boustifaille arrive toute préparée des Métro, des Provigo, des IGA ou de certains autres traiteurs. En fait, il ne reste que bien peu des éléments qui faisaient de mon Noël le plus beau et le plus attendu des jours de l'année. À l'époque, tout était en place pour déclencher cette euphorie qui me transportait et me permettait de vivre la féérie de la « GRANDE FÊTE DE L'AMOUR.» Quand je regarde ce qu'est devenu mon Noël d'enfant il est bien compréhensible qu'en décembre s'installe en moi une certaine nostalgie. 

      Je crois que le virage qui s'impose est assez simple et très évident. Il me faut tout bonnement retrouver mon âme d'enfant pour qu'à nouveau le merveilleux de mon Noël d'autrefois donne rendez-vous à mon imaginaire et fasse place à cette naïve candeur propre aux tout petits. À la fin de cette journée peinte de merveilleux et de rêve il serai certainement très émouvant je crois de prendre un temps d'arrêt pour contempler et ressentir ce que les angéliques physionomies de nos petits nous racontent dans leur sommeil. Il y a fort à parier que ce geste me mettrait en contact avec la beauté, la pureté, la joie, la reconnaissance, la paix et l'amour. N'est-ce pas suffisant pour me convaincre de renouer avec mon coeur d'enfant ? Ils ont tellement à m'apprendre les petits... de Noël !

      Ainsi, les senteurs seront d'autrefois, le sapin sentira bon la forêt, les cadeaux seront confectionnés d'humain et enrubannés d'amour. IL SERA BEAU MON NOËL CETTE ANNÉE !
Pour que 2012 réunisse tous les éléments de la réussite... Louis Laplante, notre chroniqueur et collaborateur, nous amène à réfléchir sur ce qui nous fera progresser... dans cette recherche de l'être meilleur, auquel nous faisons place avec les résolutions de fin d'année, du Nouvel An.
À propos du Nouvel An...
NOUVEAU, petit mot qui peut amener des attentes multiples et très variées. C'est un mot tout simple utilisé fréquemment et qui est généralement annonciateur soit de surprises, d'évènements marquants ou encore de signes précurseurs du futur etc.
     On parle à l'occasion du vin...nouveau
                                    ou d'un...nouveau-né
                                    ou d'un...nouveau produit miracle
                                    ou d'un...nouveau marié
                                    ou d'un...nouveau concept
                                    ou d'un...nouveau succès, etc.
                                    et nous en sommes à quelques jours seulement de L'AN NOUVEAU

      Il y a fort à parier que chacun, tout comme moi bien entendu, se questionnera et sera tenté d'extrapoler sur ce que nous apportera de nouveau cette autre année qui se pointe le nez. Et les perspicaces Nostradamus que nous sommes consulteront leur boule de cristal. Mais, à quoi bon toutes ces questions, ces inquiétudes et ces analyses autour de l'inconnu. Pourquoi ne pas questionner plutôt l'essentiel "NOUVEAU", le seul en fait sur lequel nous pouvons exercer un certain pouvoir de changement ou d'amélioration.

      Avec l'an nouveau à nos portes, ne croyez-vous pas qu'il pourrait être excitant et GRANDISSANT de déterminer simplement et en toute honnêteté à quoi ressemblerait " l'ÊTRE NOUVEAU " que je me souhaite pour entreprendre cette nouvelle étape? Il fut un temps où l'an nouveau était l'occasion de la prise de grandes résolutions...et à la blague on s'empressait de caricaturer en ajoutant qu'elles étaient faites pour être brisées.

     Je suis tout à fait convaincu que tous, autant que nous sommes, nous avons déjà réalisé une foule de choses formidables et qu'il est très important d'en être fier et d'en ressentir une grande satisfaction. À mon sens, ce n'est pas de l'orgueil; c'est tout simplement être bon juste et honnête envers soi-même. Pourquoi ne pas nous approprier toutes ces réussites et en prendre le crédit qui nous revient? Devant ce constat, il n'y a donc pas lieu d'envisager de nouvelles orientations majeures pas plus qu'il me faudrait démolir ma maison pour simplement en fignoler la décoration intérieure!

      Un questionnement quotidien fort simple mais honnête serait peut-être aidant pour progresser dans cette recherche de l'être meilleur que je me souhaite. Je pourrais me demander régulièrement: " Qu'est-ce que j'ai fait aujourd'hui pour que ce soit un peu plus beau et un peu plus aimant autour de moi? " Point n'est besoin de grandes actions d'éclat. Des sourires, des encouragements, une main tendu, un petit service et voilà, j'ai semé l'espoir qui redonne vie et réanimé l'ambition de s'en sortir.

      Il n'y a sans doute pas de trucs magiques pour embellir une personne et fleurir le monde. Il appartient à chacun d'enjoliver sa propre maison et de poser sa petite pierre dans l'édification d'un monde de paix et d'amour pour en faire une majestueuse cathédrale.

      Bonne et heureuse année et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté !

      Vous vous rappelez sûrement de notre merveilleux chansonnier Raymond Lévesque qui chantait: " QUAND LES HOMMES VIVRONT D'AMOUR..."

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