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#1 25-07-2006 17:40:15

Nicole
Membre
Date d'inscription: 11-07-2006
Messages: 25

Émotions et réactions - pré et post chirurgie

Émotions et réactions - pré et post chirurgie ... adaptation
Référence : Programme à vous de jouer de l'Hôpital Sacré-Coeur de Montréal | 4e rencontre portant sur les aspects psychologiques de la maladie.

Depuis novembre 1994, Nicole Goulet, notre PDG collabore au programme « À vous de jouer » de l'HSCM offert, par l'équipe multidisciplinaire, aux patients cardiaques et à leurs accompagnateurs. Elle rassemble les proches accompagnateurs et passe en mode écoute ... l'exercice permet, au conjoint ou à la conjointe ou encore au proche, d'identifier les sentiments et réactions vécus au moment de l'évènement de santé qui a changé le cours de la vie de famille ou du couple.

Voici quelques réponses spontanées obtenues alors que Nicole est dans le rôle de confidente :

Quelques réactions venant des conjoint-es et beaucoup d'émotions à la question : Quelle est votre réaction à l'annonce du problème de santé de votre conjoint-e ?
- Anxiété et peur de revivre ce qui avait été vécu 20 ans plus tôt dans les mêmes circonstances. C'est le témoignage de deux des conjoint-es en présence.
-"Pas facile de garder une note optimiste. D'un côté, les ambulanciers ont été rassurants, encourageants même puis à l'urgence de l'hôpital, l'expression dans le visage des médecins, leurs échanges pas très discrets avec les confrères - quasi la sentence de mort avant même d'approfondir. Un contexte difficile !"
-"Angoisse liée à la perte de contrôle; peur de mourir"
- Surprise, étonnement (inattendu du fait qu'on pensait avoir la bonne recette - saines habitudes de vie) ; désarroi total ; colère ; inquiétude
-"Tout un choc ! quelques mois auparavant mon mari avait passé un tapis roulant et on lui avait dit : vous faites parti du 1% de la population, de votre groupe d'âge, qui êtes en forme. Il vient pourtant de subir 4 pontages".
- "J'ai été prise d'une peur extrême, j'ai pensé à la mort puis à des séquelles graves, la paralysie par exemple. D'ailleurs, ce sont les médecins qui ont vu mon mari, qui nous ont fait part de toutes ces possibilités."
-"Je n'ai pas été surprise, son rythme de vie et son perfectionnisme m'ont souvent inquiétée. Ce qui l'a sauvé je crois, c'est qu'il a reçu rapidement les soins pour sa condition. À l'arrivée à l'hôpital, il a été pris en charge et conduit aux soins intensifs.  Demeurée seule, j'ai dû me maîtriser pour ne pas me laisser envahir par un sentiment de peur - la peur de le perdre."
-"Depuis l'annonce du problème, nous vivons une très mauvaise expérience : mon mari a été hospitalisé 32 jours dans un autre hôpital en attente de la chirurgie - une dure épreuve, je suis épuisée."
-"Ce n'était pas la première fois - il y a 5 ans, on l'avait opéré à cause d'artères bloquées - cette fois c'était pour remplacer la valve aortique - ça a pris deux rencontres avec le chirurgien pour qu'il accepte cette deuxième opération."
- "Déni : il refusait que j'appelle l'ambulance. Alors que la douleur persistait, il a voulu que je l'amène à l'urgence."

Quelques perceptions exprimées par la conjointe ou le conjoint : Quelle est la réaction de votre conjoint-e ?
- Inquiet, besoin d'une présence ; n'y croit pas ; rassuré parce que rapidement pris en charge à l'hôpital ;
- "Sang froid et confiance" Monsieur nous dit qu'un évènement, qui s'est passé il y a 25 ans, faisait en sorte qu'il était confiant dès le moment où sa femme a été prise en charge dans l'hôpital. Et il nous raconte que, dans un hôpital de la Californie, sa fille de 13 semaines avait alors reçu le coeur d'une enfant de 2 ans. Le livre - un nouveau coeur pour la vie - raconte cette belle histoire vécue par ce couple et leur fille alors que le coeur avait été prélevé d'une enfant morte martyrisée par son père.
"Il savait que les douleurs qu'il ressentait au niveau de la poitrine étaient reliées à une souffrance de son coeur - c'est la peur qui l'empêchait de consulter. Maintenant que le cardiologue lui a dit que - le temps c'est du muscle - je crois bien qu'il a eu suffisamment peur et qu'il va changer certaines habitudes."
-"C'est lors d'un contrôle médical, que mon mari a été diagnostiqué et lors des examens, on lui a même révélé qu'il avait fait deux infarctus desquels il n'avait eu, aucune connaissance."
-"Il croyait que l'angioplastie ou la coronarographie avec une intervention par l'aine ou le bras, avec le ballon serait suffisante - ça été pour lui une grande déception de s'entendre dire que la chirurgie était nécessaire."
- "Il n'était pas prêt, il a refusé l'opération et j'ai été sur le gros nerf pendant trois mois."
-"Même après deux interventions - angioplastie avec des stents - mon mari continue de répéter : je n'ai pas de maladie cardiaque, je ne fais pas de cholestérol - j'ai assez peur de son attitude."
-"Je me suis sentie soulagée quand il a été pris en charge dans l'hôpital - un climat de confiance s'est vite installé."
- "Difficulté à accepter le verdict; à faire face à la situation. Dans un premier temps, refus de l'opération."


Message pour la famille et les proches :
-"Un grand merci au conjoint ou à la conjointe et aux membres de la famille qui ont été présents et secourables. Graduellement, c'est un retour à la vie normale avec la différence qu'on va prendre soin de soi, puis s'accorder de l'attention l'un l'autre, les uns, les autres."
-"Adopter un nouveau slogan : Vivre le moment présent" et ne pas se laisser envahir; apprendre à demander de l'aide, ce qui permettra de ne pas accumuler de travaux à faire et en même temps vous allez permettre à d'autres de se rendre utile.
-"S'attarder davantage aux bons côtés des choses. Être reconnaissant envers notre entourage et ne pas manquer une occasion de leur dire l'importance qu'ils ont pour nous."
-"Toute l'attention et l'aide reçues ont créé un rapprochement entre les membres de la famille et les amis proches ; des gestes qui ont une autre signification : je t'aime."

Voyez aussi : Nouvelle réalité... Adaptation... Changement de cap...
http://proactivite.org/forum/viewtopic. … 1093#p1093

Nicole Goulet à l'écoute de vos commentaires ou de vos réactions.

Dernière modification par Nicole (26-09-2006 18:48:59)

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#2 19-01-2012 16:33:37

admin
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Messages: 1126

Re: Émotions et réactions - pré et post chirurgie

Dernière mise à jour |
19 septembre 2014. Sa femme atteinte d'Alzheimer | Un aidant naturel à bout de souffle appelle à l'aide http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/region … 82023.html

28 juillet 2014. Mères d'enfants malades | Face au mur, elles appellent à l'aide http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/region … 01438.html

1er mars 2014. Je vous rapporte l'entretien de ce matin avec F. Chartrand ; elle est paniquée. Depuis hier, une évolution de l'état de santé de son mari qui, après une opération au coeur, résiste à consulter même si des malaises et rougeurs font éruption.
- Rôle d'aidante | Sortie d'hôpital #cardio Ah que c’est difficile pour les conjointes ! #panique Appel reçu à 7h – rougeurs plaques https://twitter.com/PDGProactivite/stat … 5665085441 1/2
- Rôle d'aidante | Sortie d'hôpital #cardio ... sur tout le corps ; malaise soulagé par la nitro et le mari veut rien savoir de l'urgence ! https://twitter.com/PDGProactivite/stat … 9455580161 2/2

22 août 2012. Crise cardiaque : le coeur des conjoints aussi en prend un coup▸ http://www.allodocteurs.fr/actualite-sa … p-7947.asp

19 juillet 2012. Spousal depression, anxiety, and suicide after myocardial infarction▸ http://eurheartj.oxfordjournals.org/con … 49a591bf8a

En lien avec ces émotions fortes ... Une première étude scientifique consacrée à ce sujet vient d'être publiée sur le site de la revue américaine « Circulation ». Elle a porté sur 270 personnes hospitalisées pour un infarctus du myocarde et ayant perdu une personne chère au cours des six derniers mois. L'étude montre que le risque d'avoir un infarctus du myocarde dans les vingt-quatre heures qui suivent l'annonce du décès d'un proche est multiplié par 21. Le stress causé par un profond chagrin peut entraîner une accélération du rythme cardiaque et une tension et une coagulation accrues, qui constituent autant de facteurs de risque de l'infarctus du myocarde.▸ http://www.lesechos.fr/entreprises-sect … 276964.php

http://proactivite.org/forum/viewtopic. … 2410#p2410

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